Ces circonstances lui permirent de se faire construire à Malines une magnifique résidence, d’où elle administra ses États de 1506 jusqu’à sa mort en 1530. Le gouvernement flamand revint alors à son fils Charles-Quint qui n’était âgé que de six ans et son grand-père Maximilien fut appelé à la régence. Finalement, Charles VIII conclut la paix avec Maximilien d’Autriche. Pendant la traversée de Flessingue à La Corogne son vaisseau est pris dans une forte tempête et la jeune princesse compose deux vers d'une ironie sarcastique pour lui servir d'épitaphe : « Ci-gît Margot, la gente demoiselle, Qu'eut deux maris et si (pourtant) mourut pucelle »[11]. La vie est dès lors faite de malheurs et de bonheurs, comme l’a été la vie de Marguerite. Le 27 mars 1482, à la mort de Marie de Bourgogne, l’intrigant Louis XI, roi de France, fait main basse sur l’Artois, la Franche-Comté, le Charolais, le Mâconnais et l’Auxerrois, et pour légitimer son coup de force, négocie avec le jeune Maximilien les fiançailles de son fils unique, le Dauphin Charles avec Marguerite, descendante des ducs de Bourgogne (Traité d’Arras). Elle refuse de se marier de nouveau, malgré les propositions faites par son pére et son frère. Le roi Charles VIII par le traité de Senlis (1493) lui restitua l’Artois, la Franche-Comté et le Charolais, tandis que lui céda à la France, la Bourgogne. ), (New York, Metropolitan Museum). — Charles VIII renvoie Marguerite d'Autriche pour épouser Anne de Bretagne. Suite à la mort prématurée en Espagne de celui-ci (il n’avait que 28ans), c’est son beau-père le roi Ferdinand qui reprit le pouvoir, Jeanne étant déclarée non apte. Pour naviguer sur ce site, vous acceptez notre politique de cookies. Le 3 décembre 1501, elle épouse le duc de Savoie et tombe sous son charme. Leur enfant est : Marguerite (1504-1504), fille posthume qui ne vécut que quelques jours; La vie de Philibert II de Savoie va en être bouleversée. La jeune Marguerite étant encore en âge de se marier puisqu'elle rentre dans les Pays-Bas à l'âge de 13 ans, son père, dans le but de lutter contre la France, se rapproche des Rois catholiques et négocie deux mariages : celui de son fils Philippe avec Jeanne de Castille, (plus tard dite "Jeanne la Folle"), et celui de Marguerite avec l'infant Jean d'Aragon, héritier des royaumes de Castille et d'Aragon. Elle reprend donc le chemin des Pays-Bas où sa famille l’attend et l’accueille en grande pompe, sa belle-grand-mère Marguerite d'York, duchesse douairière de Bourgogne ayant largement participé aux dépenses onéreuses, nécessaires à l’accueil d'une princesse de son rang (et devant compenser l'humiliation d'une répudiation et une défaite politique de son père). La coiffe brochée d’or, la robe de velours rouge avec ses parements d’hermine aux manches, la chaîne en or composée des initiales C et M (Charles et Marguerite) ainsi que la splendide fleur de lys sertie de pierres précieuses figurent dans l’inventaire de la princesse dressé en 1493 et étaient sans doute des cadeaux de fiançailles de Charles VIII. Elle passe ensuite les deux premières années de sa vie à Bruxelles aux côtés de son frère et de sa mère. En effet, Philibert se montrant désintéressé par la politique de son duché, Marguerite d’Autriche peut s’occuper seule des affaires politiques savoyardes[13]. Le 25 septembre 1506, la mort de son frère la rappelle aux Pays-Bas, afin de remplacer Jeanne de Castille, qui refuse de se séparer de son défunt mari pour s’occuper de ses enfants. Le 22 juin 1483, elle est fiancée au dauphin Charles, dont le père, Louis XI, va mourir deux mois plus tard. En effet, le promis est beau et fort et lui fait découvrir les joies de la chasse, des joyeuses entrées dans les villes (comme à Bourg en 1502) mais aussi les subtilités de la politique. Issue de la dynastie de Trastamare, Jeanne était le troisième enfant des Rois Catholiques, Ferdinand II d’Aragon (1452-1516) et Isabelle Ire de Castille (1451-1504). Maximilien de Habsbourg (1459-1519) épouse en avril 1477 Marie de Bourgogne (1457-1482), fille et héritière de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Le royaume espagnol prit de plus en plus d’importance pour les Habsbourg et échut définitivement, à la mort du roi Ferdinand d’Aragon (1452-1516), au neveu de Marguerite, Charles. Elle soutient Charles envers et contre tout. En outre, sa biographie et son portrait prennent autant de place que ses proches masculins. Tous la respectent et recherchent son alliance. Ce n'est pas à propos d'un inventaire d'objets d'art et de meubles qu'il convient d'écrire l'histoire de Marguerite … Marguerite d'Autriche (v.1416 – 1486), fille d' Ernest d'Autriche, épouse de Frédéric II de Saxe ; Marguerite d'Autriche (1480 – 1530), fille de Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne, archiduchesse d'Autriche, duchesse de Bourgogne et de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons pour son neveu Charles Quint. Les phylactères portent écrit le dialogue entre le roi et la duchesse. Le parrain de la petite Marie est le futur Louis XI, qui vit alors en exil à Génappe près de Bruxelles. Marguerite fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg, connut un destin hors du commun. Durant son séjour, Juan de Flandes fit une telle impression sur Isabelle de Castille qu’elle le nomma peintre de cour la même année, après l’Anglais Antonio Inglés et Michel Sittow, originaire de Reval (Tallin), mais formé à Bruges, il fut le troisième peintre d’Europe septentrionale à la cour de Castille. Un nouveau mariage fut alors décidé pour Marguerite. Marguerite met en place des ligues contre la France, mais réaliste, elle est parfois prête à baisser sa garde pour choisir la voie de la négociation (ainsi en 1514). La première façon de la décrire consiste à mettre en avant l’alternance entre la fortune et l’infortune. Promise au Dauphin de France, le Futur Charles VIII, elle fut élevée, dès l’âge de deux ans, à Amboise et au Plessis-lès-Tours où résidait la cour de France. Un superbe manuscrit lui ayant appartenu contient 58 airs de danse de cette période. Mais Marguerite fait face à l'Empereur et refuse nettement d'épouser Henri VII Tudor Elle préfère porter le deuil de son cher et tendre, Philibert, pendant ses vingt-cinq dernières années. Née le 14 janvier 1480 à Bruxelles, Marguerite est fille de Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne. Marguerite est reine de France à trois ans, princesse d’Espagne à dix-sept, duchesse de Savoie à vingt et un, régente des Pays-Bas bourguignons à vingt-six… Dès sa naissance, en 1480, elle est un enjeu de pouvoir entre Louis XI et son père, l’empereur Maximilien. Cependant, en octobre 1490, Charles rassure Marguerite de son engagement envers elle en prêtant serment sur les Évangiles de respecter la paix de Francfort. Le monastère de Brou est donc réalisé dans l’optique de célébrer les origines bourguignonnes de Marguerite qui regrette beaucoup la perte du duché. En effet, elle est fortunée d’être née dans une famille aussi prestigieuse mais elle est infortunée dans ses mariages[24]. Lorsqu'elle débarque, c'est l'éblouissement : l'infant tombe sous le charme de sa jeune épouse, très belle dit-on. Elle tient dans les mains un chapelet en perles, qui souligne sa foi tout en faisant allusion à son prénom, « margarita » signifiant « perle » en latin. », Gisela Naegle, « Écrire au père, écrire au prince : relations diplomatiques et familiales dans la correspondance de Maximilien, Marguerite d'Autriche est interprétée en 2012 par, Marie-Henriette, princesse de Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, Gertrude, comtesse de Waldburg-Zeil-Trauchburg, Marie-Antoinette, baronne de Proff in Irnich, Josepha, comtesse Clemens de Waldstein-Wartenberg, Alberta, baronne Alexander de Kottwitz-Erdödy, Maria Inmakulata, comtesse Reinhart de Hoensbroech, Marie-Christine, Mme Raymond van der Meide, Maria del Pilar, Edle Vollrad-Joachim von Poschinger, Marie-Béatrice, comtesse Riprand d'Arco-Zinneberg, Maria Constanza, princesse d'Auersperg-Trautson, Isabelle, comtesse Andrea Czarnocki-Lucheschi, Marie-Christine, comtesse Rodolphe de Limburg-Stirum. Véritable mécène, elle s’intéresse à la fois à l’art religieux et séculaire. L'année même de son avènement, Maximilien se trouva [] Lire la suite Dans le chapitre « Un milieu humaniste » : [] La ville de R… « Ci-gît Margot, la gente demoiselle, Qu'eut deux maris et si (pourtant) mourut pucelle ». Marguerite d’Autriche était la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilian. Durant sa jeunesse, elle apparaît comme une personne intelligente, éduquée et de grande sensibilité. Après la mort du Téméraire, Louis XI avait durement châtié les villes et les hommes qui avaient soutenu le duc. Son entourage aurait profité des signes de dérèglement mental pour l’écarter du pouvoir. — Alliances matrimoniales entre les maisons d'Espagne et d'Autriche. La "petite reine" a pour compagne de jeu la princesse Louise de Savoie, fille du prince Philippe de Savoie et de Marguerite de Bourbon. Maximilien, jeune prince ambitieux et plein de zèle, conduisit la campagne contre Louis XI avec toute l’énergie qui le caractérisait. Dispute entre le roi Louis XI et la duchesse Marie de Bourgogne, Paris 1480 (Tours, Bibliothèque Municipale). Elle n’aura pas l’occasion d’en profiter pleinement puisqu’elle meurt avant la fin des travaux[19]. Souverain de Saint Empire romain germanique, Maximilien est représenté auprès de sa famille : sa première épouse Marie de Bourgogne, leur fils Philippe et ses deux enfants Charles (futur Charles-Quint) et Ferdinand, ainsi que le fils adoptif de l’empereur, Louis, héritier du royaume d’Autriche-Hongrie. Marguerite, duchesse de Bourgogne est une figure majeure entre ces deux grands princes : elle fut la petite-fille du premier et la tante du second. Marguerite de Habsbourg (Bruxelles, 10 janvier 1480 - Malines, 30 novembre 1530) Était la fille de Maximilien Ier de Habsbourg et Marie de Bourgogne. Rivalité des ducs de Bourgogne et des rois de France. Le premier conflit aigu entre Maximilien et les Etats Généraux est occasionné par les affaires de France. Jean Lemaire de Belges, dans ses écrits, fait un tableau du couple princier, vivant une existence large et agréable où se combinent à la fois le soin des affaires publiques, plus spécialement réservé à Marguerite, et le divertissement de la chasse, du jeu, des joutes et de la bonne chère, qui occupe le plus clair du temps du duc: Mais ce bonheur est éphémère : le 10 septembre 1504, Philibert meurt à vingt-quatre ans, des suites d'un accident de chasse. Unique héritière de son père Charles le Téméraire, dépouillée d’une partie de ses possessions par Louis XI, fut grâce à son époux Maximilien, protégée contre des nouvelles spoliations. Pour mettre fin aux actions de Louis XI et régler une fois pour toutes la succession de Charles le Téméraire, Gand et les Etats imposent à Maximilien le Traité d’Arras(23-12-1482) : 1. En outre, les États bourguignons étaient considérés comme un haut lieu de la culture européenne. Devenue veuve de Charles le Téméraire en 1477, elle s'instaure protectrice de sa belle-fille et lui fait épouser le futur empereur Maximilien I er du Saint-Empire de la dynastie des Habsbourg. Aussi son autorité ne fut-elle acceptée qu’à contrecœur par les états généraux. Adoration des Mages (Retable de Cervera), détail, vers 1496, Juan de Flandes (Cervera de Pisuerga, église Santa Maria del Castillo, chapelle Sainte-Anne). Leurs prières ne sont malheureusement pas entendues car elle accouche d’un enfant mort-né. — Louis XI. On sait que la régente possédait par exemple plusieurs peintures de Jan van Eyck et de Rogier van der Weyden, qui avaient tous deux travaillé pour Philippe le Bon. Il confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à sa tante, charge qu'elle gardera jusqu'à sa mort, malgré sa propension à s'entourer de conseillers savoyards, bressans ou franc-comtois, dont Nicolas Perrenot de Granvelle, ce que les Flamands lui reprochent. Marguerite en prière, détail du vitrail de l'Assomption de la Vierge. Il avait 28 ans. Maximilien de Longueval épouse le dimanche 12 novembre 1567 Marguerite de l'Isle (vers 1550-1612), fille d'Adrien de l'Isle (né vers 1510) et d' Hélène de Bourgogne (née vers 1520). Dans cette politique typiquement bourguignonne, elle s'oppose au « parti français », dominé par la maison de Croÿ. Devenue veuve, elle reste ensuite aux Pays-Bas pendant quelques années le temps que son frère et son père s’accordent à la marier de nouveau à un potentiel allié de la maison austro-bourguignonne. L'ouverture la plus concrète est faite auprès de la cour d'Angleterre. Portrait de Marguerite d’Autriche, 1490, Jean Hey (Maître de Moulins? Dans le chapitre « Le règne de Maximilien (1493-1519) » : [] Devenu empereur sans nulle difficulté, Maximilien se montra un grand prince, cultivé, appliqué, réfléchi. Son mariage avec le duc de Savoie, enfin, lui a assigné un douaire de douze mille écus par an, assis, après le traité de Strasbourg, sur les comtés de Bâgé, de Romont et de Villars, ainsi que les pays de Bresse, Vaud et Faucigny, dont elle obtient la souveraineté à titre viager. Contrairement à Maximilien, elle fut acceptée sans réticence comme régente des Pays-Bas bourguignons. Fille de l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, Marguerite avait pu développer ses goûts artistiques durant ses séjours dans les grandes cours européennes. Voir par exemple Édouard-Louis Laussac fournit une interprétation différente de cette devise. Ainsi, l'intrigant Louis XI, roi de France, fait main basse sur l'Artois, la Franche-Comté, le Mâconnais et l'Auxerrois, et pour légitimer son coup de force, lance des négociations avec le jeune Maximilien afin d'allier les deux maisons ennemies au travers de fiançailles entre le Dauphin Charles et Marguerite, descendante des ducs de Bourgogne. Il est mort à Wells en 1515. Marie de Bourgogne est une série TV de Martin Ambrosch avec Christa Théret (Marie de Bourgogne), Jannis Niewöhner (Maximilian). Marguerite d’Autriche, histoire de la princesse pas de chance Au cœur des tractations diplomatiques à l’orée de la Renaissance, le destin tourmenté de Marguerite d’Autriche imprègne le monastère dont elle lança la construction suite à la disparition de son troisième époux bien aimé. Elle semble présenter et construire son personnage politique autour de cette notion. La Savoie sort de l'orbite française pour entrer dans celle de la maison de Habsbourg[14]. Marguerite d'Autriche (1480-1530), fille de Marie de Bourgogne ( 1457 - 1482) et de l'empereur Maximilien I er et petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, portait ainsi le nom de Marguerite de Bourgogne (ou de Flandre) lorsqu'elle fut fiancée au … Ce n’est qu’à partir de son mariage avec Philippe le Beau qu’apparaissent les premières allusions à un déséquilibre mental : très belle, mais délaissée par son mari, elle se montre d’une jalousie maladive, puis apparaissent de graves troubles de volonté. Elle semble parfaitement consciente du pouvoir que les images peuvent avoir sur les esprits et elle n’hésite pas à se représenter à l’égal des nombreux hommes de son entourage. Elle n'a alors que 20 ans. Enfin, la dernière proposée est une hypothèse qui dit que l’alternance de la fortune et de l’infortune touche tout le monde, sauf (fort) une, Marguerite, qui se trouve au-dessus de cela, ayant déjà survécu à Fortune[24]. Dès 1488, des bruits courent en France sur une éventuelle répudiation de la "petite reine" par Charles VIII, pour la remplacer par la duchesse de Bretagne. La vie de Marguerite est ainsi ponctuée de nombreux rebondissements et elle n’a pas toujours eu la possibilité d’influer sur sa destinée mais, lorsque son père lui confie les rênes des Pays-Bas, Marguerite peut enfin mettre en avant tous ses atouts et occuper une réelle fonction politique. L’empereur Maximilien Ier devait envoyer le peintre Juan de Flandes – peut-être l’ex-apprenti de Memling Annékin Verhanneman ? — Traité d'Arras du 23 décembre 1482. Le tombeau de Marguerite d'Autriche, dans l'église de Brou. Sa bibliothèque reflète également son grand intérêt pour l’écrit nous permettant d’appréhender ses centres d’intérêts, ses rêves, ses joies et ses peines. Marguerite de Habsbourg-Bourgogne, archiduchesse d'Autriche (née le 10 janvier 1480 à Bruxelles, morte le 1er décembre 1530 à Malines), fut successivement princesse de Bourgogne, fille de France, infante d'Espagne et duchesse de Savoie. Voulant réaliser le vœu de sa belle-mère, Marguerite de Bourbon, qui avait également voulu ériger un monument pour son époux, elle utilise les moyens importants dont elle dispose afin de construire le monastère. La lune de miel, passionnée, ne dure hélas que six mois, puisque Jean, de santé fragile, décède dès le 4 octobre 1497. Philibert finira par épouser Marguerite, la fille de Marie et de Maximilien ! Philippe le Beau devint le maître réel du pouvoir espagnol, mais son origine étrangère lui valu une grande impopularité. Afin d’affirmer sa place au sein de la dynastie austro-bourguignonne, elle n’hésite donc pas à rappeler ses origines dans l’entièreté du monastère. Marguerite fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg, connut un destin hors du commun. La chaîne de TV Chérie 25 diffusera une superproduction, la série austro-allemande “Marie de Bourgogne” les samedis 6 et 13 juin. Dans le personnage tenant un sceptre de cristal, à côté du roi Balthazar, on reconnaît un portrait du roi Ferdinand d’Aragon ; le mage Gaspard, agenouillé, représente l’empereur Maximilien I de Habsbourg. Cette fortune considérable la met à l'abri du besoin et lui permet de mener une politique de mécénat intense. Marguerite est alors sûre d'être reine, et pour la conforter, Charles l'avait fait peindre par Jean Bourdichon, peintre officiel de la cour[6]. Jeanne d’Aragon et de Castille, vers 1500, Juan de Flandes (Vienne, Kunsthistorisches Museum). Il avait reçu diverses commandes de la cour, notamment des travaux décoratifs et accompagné en diverses occasions à Philippe et Jeanne dans ses voyages en Espagne. Cette dernière deviendra régente des Pays-Bas à la mort de son frère Philippe et pendant la minorité de son neveu Charles, le futur empereur Charles V. Marie de Bourgogne meurt accidentellement à l’âge de 25 ans le 27 mars 1482, des suites d’une chute de cheval lors d’une chasse au faucon en compagnie de son époux. Avec une inégalable virtuosité dans le traitement de la perspective et le rendu de la lumière, cette miniature présente une vaste fenêtre ouverte au vitrage caractéristique en culs-de-bouteille. Charles, le fils aîné de Philippe et de Jeanne, n’a que six ans. Elle révèle la pensée intime de Marguerite et bien évidemment, sa pensée politique. Par son premier mariage avec Juan de Castille (1478-1497), elle était – comme son défunt frère – étroitement liée à la dynastie espagnole. «Une grande dame, plus flamande que savoyarde». « Cette bonne femme est le vrai grand homme de la famille », écrit Michelet dans Renaissance et Réforme. Vers la fin de sa vie, Marguerite décide de construire de nouveaux appartements à Brou, qui sont bien plus grands que ceux qu’elle occupe à Malines. Elle meurt quelques jours après avoir dicté ses dernières volontés avec force détails, et est enterrée en l’église Notre-Dame de Bruges où son magnifique tombeau est conservé. Surnommée la "petite reine", Marguerite reçoit une éducation soignée concentré sur les langues et les arts, et elle est entourée de beaucoup d'égards, de tendresse et de soins[5]. Répudiée, elle reste encore deux années en France, les discussions concernant sa restitution n’aboutissant pas. Marguerite d'Autriche (1480-1530), fille de Marie de Bourgogne (1457-1482) et de l'empereur Maximilien I er et petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, portait ainsi le nom de Marguerite de Bourgogne (ou de Flandre) lorsqu'elle fut fiancée au dauphin Charles, fils de Louis XI de France Van Eyck, célèbre et apprécié dans toute l’Europe vers 1500, avait été le peintre de cour de l’arrière-grand-père de Marguerite. Sa mère, Marie de Bourgogne, décède de manière inattendue des suites d’une chute à cheval, le 27 mars 1482 et des suites de sa mort, Maximilien Ier tente d'assurer la régence de son fils mais est vu comme un prince étranger par les villes flamandes, qui obtiennent de force la tutelle des deux enfants princiers et décident de s'allier plutôt au roi de France[2]. Une Princesse De Jadis, Marguerite D'autriche, Fille De Maximilien, Duchesse De Bourgogne, Duchesse De Savoie, Régente Des Pays-Bas, Protectrice Des Lettres Et Des Arts, Fondatrice De L'église De Brou La complicité populaire ainsi que celle du clergé encourage Marguerite à reprendre les rênes car le Bâtard multiplie les exactions et les dilapidations et son caractère autoritaire et vindicatif n'était pas de nature à lui faire pardonner. Les malheurs de Marguerite ne sont pas reprochés à Dieu mais bien à Fortune, au destin. Une mini-série allemande racontant l’histoire d’amour entre Marie de Bourgogne et Maximilien Ier est à découvrir sur Chérie 25, ces samedis 6 et 13 juin. Par son mariage avec l'infant Don Juan, elle a reçu la jouissance d'un douaire en rentes de la couronne de Castille qui lui assure un revenu de vingt mille écus par an. — Traité de Senlis. Au cours de sa vie, Marguerite d’Autriche a endossé de nombreux qualificatifs et rôles qu’elle n’a pas toujours choisis ; d’abord « orpheline » à trois ans, puis dauphine, reine de France, répudiée, future reine d’Espagne, veuve, duchesse de Savoie, veuve, puis mère de substitution, gouvernante des Pays-Bas et enfin, régente. Par la suite, l'église est étendue et édifiée de 1513 à 1532 par l'architecte Louis van Bodeghem. Jeanne Ire, dite Jeanne la Folle (Juana la Loca), fut reine de Castille (1504-1555), et reine d’Aragon (1516-1555), unissant définitivement sous un même sceptre toutes les Espagnes à partir du 25 janvier 1516. Comme Marguerit… Ensuite, nous pouvons l’analyser en insistant sur un mot en particulier : « Fortune infortune FORT une », qui se traduit comme suit : le sort (Fortune) met dans le malheur (l’infortune) fort une femme (Marguerite), ou encore le destin accable fort une personne[24]. En avril 1497, elle épousa l'infant don Juan, qui mourut peu après.
2020 marguerite de bourgogne fille de maximilien